Le tramway Annecy-Thônes à l’aube du tourisme moderne

Les Amis du Val de Thônes vous invitent à leur prochaine causerie, qui aura lieu le vendredi 3 décembre 2021 à 20h00 au 1 rue Blanche à Thônes, dans la salle des « 2 Lachat » située au-dessus de leur local d’exposition.

Elle sera animée par Jean-François Campario et aura pour thème :
Le tramway Annecy-Thônes à l’aube du tourisme moderne – Une promenade à la belle époque

En reprenant la sympathique figure du « tacot de Thônes », il ne s’agit pas d’en répéter les fondamentaux, suffisamment exposés par le passé, mais bien d’articuler l’arrivée du tram à l’état des communications au XIXe (plus spécialement des chemins de fer), comme à la découverte des Alpes par les édiles, puis les « étrangers », tout au long du siècle et jusqu’en 1930.
Notre parcours se nourrira d’abondantes archives retrouvées, d’anecdotes et surtout d’images qui font regretter le petit train si tôt disparu…

Entrée libre (masquée), invitez vos amis et connaissances, ils seront les bienvenus !

Le hêtre, un ami par temps de disette

Un arbre à feuilles caduques, assez commun à mi-altitude, atteignant 30 à 35 m de hauteur, pouvant devenir bicentenaire, notre Fayard, dit Fau anciennement, en latin fagus soit le hêtre, fut sollicité de façon inattendue de nos jours. On le connait comme très bon bois de chauffage, pour la réalisation de meubles, résistant pour les longs manches d’outils (haches, pioches, pelles, évitant les ampoules aux mains non calleuses). Il donna aussi de nombreux toponymes. Dans les périodes de catastrophes climatiques ravageant les récoltes habituelles, on évoque toujours qu’on se rabattait sur « les herbes », mais pas seulement.

Son fruit, la faîne, sorte de très petite châtaigne triangulaire de 2 ou 3 cm, dans une coque très dure, était donnée généralement aux porcs, mais une fois écrasée elle pouvait aussi fournir une sorte d’huile rancissant peu, comestible ou à usage d’éclairage. Le tourteau restant était donné aux volailles (mais toxique pour les chevaux). On pouvait aussi obtenir un genre de beurre, surtout utilisé contre les parasites. Avant toute chose il était d’usage de laisser macérer ces fruits dans de l’eau, pour éliminer les tanins assez toxiques. Toujours avec ces faînes, et aussi avec l’écorce intérieure du tronc, on obtenait également par broyage une sorte de farine pour confectionner des pains de survie en cas de pénurie, à la guerre comme à la guerre ! On utilisait l’écorce externe réduite en poudre, qui soit disant guérissait de la goutte et des rhumatismes. La faîne grillée pouvait se consommer, comme de nos jours, en apéritif, et les jeunes feuilles en salade.

Les branches tressées servaient aussi à confectionner des parois de granges, comme on a pu en retrouver à Serraval et au Bouchet. Avec les feuilles sèches on pouvait « pailler » les litières des vaches, si la paille venait à manquer.

Bref notre fayard, se révélait un ami utile quand misère survenait, mais aussi quand tout allait bien.

Philippe SALIGER-HUDRY

Des scientifiques sur le plateau des Glières : paysages et implantations humaine

Les Amis du Val de Thônes vous invitent à leur prochaine causerie, qui aura lieu le vendredi 18 juin 2021 à 20h00 au 1 rue Blanche à Thônes, dans la salle des « 2 Lachat » située au-dessus de leur local d’exposition.

Elle sera animée par Denis Laissu et Alain Mélo du service départemental de l’archéologie et aura pour thème :
Des scientifiques sur le plateau des Glières : paysages et implantations humaines

Des chercheurs ont écumé le plateau des Glières ces dernières années pour augmenter nos connaissances sur cet espace montagnard, dans le cadre d’un programme dirigé par le Département de la Haute-Savoie. L’histoire du paysage et l’histoire de l’implantation humaine sont aujourd’hui mieux connues.
Nous aborderons par le moyen de diverses disciplines (géologie, sédimentologie, palynologie, archéologie, histoire, …) la question de la formation du paysage et celle de l’installation des groupes humains (exploitation forestière, défrichements, pâturages et cultures, habitat, …).

Entrée libre (masquée), invitez vos amis et connaissances, ils seront les bienvenus !

Le « Château » : Joseph Avet et le collège rénové de Thônes

Les Amis du Val de Thônes vous invitent à leur prochaine causerie, qui aura lieu le vendredi 2 octobre 2020 à 20h00 au 1 rue Blanche à Thônes, dans la salle des « 2 Lachat » située au-dessus de leur local d’exposition.

Elle sera animée par Jean-François Campario, Membre des Amis du Val de Thônes et aura pour thème :
Le « Château » : Joseph Avet et le collège rénové de Thônes, les tribulations d’un grand projet

Alors que les Thônains ont exprimé (à 82%) leur attachement au « Château Avet » qui ponctue leur regard depuis les largesses de leur compatriote, il paraît souhaitable de nous remémorer l’histoire de ce bâtiment si spécial, lié dans les volontés du donateur au célèbre Collège de la Ville, dont il voulait assurer la cure de jouvence et l’ouverture pratique.

Ce voyage au long cours, ouvrant la Vallée sur l’aventure louisianaise, nous permettre peut-être d’envisager plus nettement la destination de cet édifice emblématique.

Entrée libre (masquée), invitez vos amis et connaissances, ils seront les bienvenus !

Souvenirs d’un corbillard chouchouté par ses concitoyens

En 1962, Eugène VULLIET, fabriquant des cercueils comme quelques collègues menuisiers, investit dans l’achat d’un véhicule corbillard motorisé et monte sa société de pompes funèbres. C’est la fin d’une époque.

Jadis les enterrements avaient lieu dans l’église pour les officiers du culte, et dans le cimetière entourant l’église pour les paroissiens. A partir de 1794, des règles d’hygiène ayant été instituées, un cimetière séparé fut construit à l’arrière de la rue des Clefs, et la première personne qui y fut inhumée s’appelait Etiennette SONNIER née GOLLIET. Le transport se faisait à bout de bras depuis l’église, puis vint l’utilisation du char à bras jusqu’à ce que le corbillard tiré par un cheval ne débarque en guise de modernité. Le dernier « pilote » fut Alexandre FAVRE, dit Sandre CROZET.

Petite particularité thônaine liée à la conformation des lieux : le corbillard ne pouvait passer que rue des Clefs à cause de la présence de la voûte sur l’accès arrière du cimetière ; mais sur cette rue, le convoi funéraire devait s’arrêter devant la grande porte de l’ancien collège, elle aussi trop basse, afin que le corps soit à nouveau porté à bouts de bras ; la cour du collège traversée, le cortège pouvait enfin passer sous un grand préau et accéder au cimetière. Cela amusait beaucoup les élèves, en récréation ou aux fenêtres ! Cela dura jusqu’à la démolition du collège vers 1935.

Vue de la façade arrière de l’ancien collège, avec sa porte cochère trop basse pour le corbillard

Lorsque l’on cherche des renseignements dans les délibérations des anciens conseils municipaux, on ne trouve que peu de détails, ces réunions étant des chambres d’enregistrement suite au travail (non archivé) en commissions ; en revanche, les règles de fonctionnement du corbillard, certes outil de toute première importance, s’étalent sur plus d’une page du grand livre, suite à une remise à neuf complète pilotée par la commune en septembre 1932.

Le devis proposé par Monsieur Jean FOURNIER, ferronnier, fut approuvé à l’unanimité ; le montant était de 1757 Francs, dont 680 Francs pour les 4 baldaquins et 500 Francs pour la peinture « de luxe ».
Voilà les consignes instaurées par le conseil municipal à l’occasion de cette réfection :

Le corbillard équipé de ses panaches (1) et de ses lambrequins (2)

1) Les conseillers de chaque section signaleront les arbres placés en bordure des chemins publics dont les branches gênent le passage du corbillard ; les propriétaires de ces arbres seront mis en demeure par le garde champêtre de procéder à un élagage sous peine de remboursement à la commune des frais engagés à l’exécution du travail.
2) Il y aura lieu de ne pas sortir ou de tenir à l’abri le corbillard jusqu’au jour d’une sépulture.
3) Monsieur FOURNIER, adjoint, concevra un caisson en bois afin de protéger les panaches (1). Ceux-ci ne seront arborés qu’à l’entrée de la ville. Il sera également chargé de faire installer dans le hangar du corbillard un placard avec penderie afin de remiser à l’abri des poussières les lambrequins (2) et autres garnitures en étoffe.
4) Le cantonnier de la section ville est chargé du bon entretien du corbillard. Après chaque usage, il fera sécher, brossera et rangera dans le placard ad hoc toutes les garnitures en étoffe ; il enlèvera soigneusement avec une éponge humide toutes les traces de poussière ou de boue existant sur la carrosserie. Pour cette tâche, il sera rémunéré de 5 francs par sortie du corbillard dans la commune.

Quel sérieux, quelle précision, et quel respect collectif pour les familles endeuillées !

Jacques VULLIET

Le corbillard, au musée d’arts et traditions populaires du Val-d’Arly, à Ugine

(1) Panache : assemblage décoratif de plumes flottantes. Sorte de flambeau disposé en haut et de chaque côté du corbillard,
(2) Lambrequins : étoffes pendantes et découpées en festons, souvent ornées de franges et de glands, qui décorent les ciels de lits. Il existe des lambrequins de toile, de velours ; des lambrequins à franges et à glands…

Sources :
-Revues AVT N° 13 & 19 (Y. Angelloz, M.F. Emerich & A. Veyrat – Abbé G. Accambray)
-C.R. conseil municipal du 25.09.1932
Histoire de Thônes par le Chanoine Pochat Baron.

Quand les Savoyards dominaient l’Angleterre – vendredi 6 décembre 2019

Les Amis du Val de Thônes vous invitent à leur prochaine causerie, qui aura lieu le vendredi 6 décembre 2019 à 20h00 au 1 rue Blanche à Thônes, dans la salle des « 2 Lachats » située au-dessus de leur local d’exposition.

Elle sera animée par Christian Regat, historien et spécialiste des Pays de Savoie et aura pour thème « Quand les Savoyards dominaient l’Angleterre ».

En 1219, le comte de Savoie, Thomas Ier, maria sa fille Béatrice au comte de Provence. De ce mariage naquirent quatre filles qui, toutes, devinrent reines. Éléonore, en 1236, épousa le roi d’Angleterre Henri III.
Aussitôt, les oncles de la reine se virent confier les plus hautes charges du royaume : Guillaume de Savoie à la tête du Conseil royal ; Boniface de Savoie, archevêque primat de Cantorbéry, à la tête de l’Église d’Angleterre ; Pierre de Savoie, comte de Richmond, à la tête des armées et responsable des ports. Un grand seigneur de Tarentaise, Pierre d’Aigueblanche, fut nommé évêque d’Hereford.
Les Grandson du Pays de Vaud firent souche outre-Manche et Othon de Grandson gouverna l’Écosse, le Pays de Galles et les îles de la Manche. Un de ses neveux reçut l’évêché d’Exeter. Pierre de Champvent fut chambellan du roi et les fils du comte de Genève, Pierre et Ebal, devinrent de grands propriétaires fonciers en Irlande. Maître Jacques de Saint-Georges, architecte du comte de Savoie, passa au service du roi d’Angleterre pour fortifier le Pays de Galles.

Une vingtaine de châteaux, dont quatre classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, en témoignent encore aujourd’hui, tandis qu’à Londres le quartier de Savoie, avec sa rue de Savoie, sa chapelle de Savoie, son théâtre de Savoie, sa guilde des tailleurs de Savoie et son hôtel de Savoie, le mythique Savoy Hotel, rappelle cette époque où des princes savoyards dominaient l’Angleterre.

Entrée libre, invitez vos amis et connaissances, ils seront les bienvenus !

? Les Frères Girod : des Américains à Thônes – Vendredi 14 juin

Les Amis du Val de Thônes vous invitent à leur prochaine causerie, qui aura lieu le vendredi 14 juin 2019 à 20h00 au 1 rue Blanche à Thônes, dans la salle des « 2 Lachats » située au-dessus de leur local d’exposition.

Elle sera animée par Jean-François Campario, Membre des Amis du Val de Thônes et aura pour thème « Les frères Girod : des Américains à Thônes« .

Grâce à des archives et documents peu explorés, il nous semble possible de retracer plus précisément l’itinéraire souvent romanesque de ces trois frères partis de Thônes en Louisiane, dont l’esprit d’entreprise et la réussite ont ouvert le plus fort courant migratoire de la Vallée vers les Amériques pendant tout le XIXe siècle. Continuer la lecture de « ? Les Frères Girod : des Américains à Thônes – Vendredi 14 juin »

Le premier apogée du duché de Savoie au XVe siècle – Vendredi 22 mars

Les Amis du Val de Thônes vous invitent à leur prochaine causerie, qui aura lieu le vendredi 22 mars 2019 à 20h00 au 1 rue Blanche à Thônes, dans la salle des « 2 Lachats » située au-dessus de leur local d’exposition.

Elle sera animée par Gilles Carrier-Dalbion, Membre de l’Académie Florimontane et aura pour thème « Le premier apogée du duché de Savoie au XVe siècle, sous le règne d’Amédée VIII« . Continuer la lecture de « Le premier apogée du duché de Savoie au XVe siècle – Vendredi 22 mars »

1914-1918 : la vie au front et à l’arrière – Vendredi 14 décembre

Les Amis du Val de Thônes vous invitent à leur prochaine causerie, qui aura lieu le vendredi 14 décembre 2018 à 20h00 au 1 rue Blanche à Thônes, dans la salle des « 2 Lachats » située au-dessus de leur local d’exposition.

Elle sera animée par Jean-Philippe Chesney  qui présentera un film inédit « 1914-1918 : la vie au front et à l’arrière ». Nous clôturons ainsi cette année du 100e anniversaire de la fin de ce conflit.

Ce film amateur retrace la vie d’une famille :

4 frères : 1 seul survivant. En 1918, Joseph Chesney revient du front avec 300 lettres. Cent ans plus tard, ses descendants en ont fait un film. C’est l’histoire tragique des fantassins qui est relatée : au cœur de la bataille, au fond d’une tranchée, avec la peur omniprésente. A l’arrière, en montagne, à Sallanches : c’est l’urgence. Les hommes et les chevaux partis, les anciens et les femmes se démènent.

Continuer la lecture de « 1914-1918 : la vie au front et à l’arrière – Vendredi 14 décembre »