Malle-poste, diligences et cartes routières en Savoie et en France au XIXe siècle

Les Amis du Val de Thônes vous invitent à leur prochaine causerie, qui aura lieu le vendredi 9 décembre 2022 à 18h00 dans la salle des 2 Lachat située au-dessus de leur local d’exposition au 1 rue Blanche à Thônes.

Elle sera animée par Pascal PANNETIER, membre des Amis de Viuz-Faverges et historien de la cartographie routière, et aura pour thème :

Malle-poste, diligences et cartes routières en Savoie
et en France au XIXe siècle

A partir de cartes des relais de postes du duché de Savoie, nous évoquerons l’évolution des routes de poste au cours du XIXe siècle, période riche en événements importants pour la Savoie et la France…

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Sortie annuelle – Chambéry, ville de pierre et de fer

C’est avec un grand plaisir que les Amis du Val de Thônes renouent avec la traditionnelle sortie annuelle. L’édition 2022 aura lieu le samedi 10 septembre 2022.

Au programme cette année Chambéry – ville de pierre, avec une visite du château de la maison de Savoie et de la vieille ville et Chambéry – ville de fer, avec la visite de la plus grande rotonde ferroviaire jamais construite en France.

Tous les membres des AVT sont invités à y participer, ainsi que leur famille, leurs amis et connaissances. 

  • Pour les membres des Amis du Val de Thônes et leur conjoint, la participation est de 65 € par personne. (Tarif dégressif pour les enfants de moins de 15 ans).
  • Pour les autres membres de la famille ou les amis, la participation est de 72 € par personne.

Suivez ce lien pour le Détail du programme et le bulletin d’inscription

Le bulletin d’inscription est à retourner avec le paiement avant le 20 août 2022 27 août 2022.

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Marie Pantalon, le film

Les Amis du Val de Thônes vous invitent à leur prochaine causerie, qui aura lieu le
jeudi 9 juin 2022 à 20h30 à l’espace Cœur des Vallées, 2 Rue du Pré de Foire, à Thônes.

Organisée en collaboration avec l’office de tourisme de Thônes, cette causerie sera consacrée à la projection du film

Marie Suize Pantalon, Itinéraire d’une pionnière

en présence du réalisateur de ce documentaire. François Gaillard.

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Autour du Mont-Blanc : l’heureuse rencontre entre art et sciences

Les Amis du Val de Thônes vous invitent à leur prochaine causerie, qui aura lieu le vendredi 4 février 2022 à 20h00 au 1 rue Blanche à Thônes, dans la salle des « 2 Lachat » située au-dessus de leur local d’exposition.

Elle sera animée Robert MOUTARD, docteur en géographie et aura pour thème :

Autour du Mont-Blanc : l’heureuse rencontre entre art et sciences

En nos contrées alpines, la fonte des glaciers est la marque la plus spectaculaire du réchauffement climatique qui menace l’équilibre des milieux montagnards.

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Le tramway Annecy-Thônes à l’aube du tourisme moderne

Les Amis du Val de Thônes vous invitent à leur prochaine causerie, qui aura lieu le vendredi 3 décembre 2021 à 20h00 au 1 rue Blanche à Thônes, dans la salle des « 2 Lachat » située au-dessus de leur local d’exposition.

Elle sera animée par Jean-François Campario et aura pour thème :
Le tramway Annecy-Thônes à l’aube du tourisme moderne – Une promenade à la belle époque

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Le hêtre, un ami par temps de disette

Un arbre à feuilles caduques, assez commun à mi-altitude, atteignant 30 à 35 m de hauteur, pouvant devenir bicentenaire, notre Fayard, dit Fau anciennement, en latin fagus soit le hêtre, fut sollicité de façon inattendue de nos jours. On le connait comme très bon bois de chauffage, pour la réalisation de meubles, résistant pour les longs manches d’outils (haches, pioches, pelles, évitant les ampoules aux mains non calleuses). Il donna aussi de nombreux toponymes. Dans les périodes de catastrophes climatiques ravageant les récoltes habituelles, on évoque toujours qu’on se rabattait sur « les herbes », mais pas seulement.

Son fruit, la faîne, sorte de très petite châtaigne triangulaire de 2 ou 3 cm, dans une coque très dure, était donnée généralement aux porcs, mais une fois écrasée elle pouvait aussi fournir une sorte d’huile rancissant peu, comestible ou à usage d’éclairage. Le tourteau restant était donné aux volailles (mais toxique pour les chevaux). On pouvait aussi obtenir un genre de beurre, surtout utilisé contre les parasites. Avant toute chose il était d’usage de laisser macérer ces fruits dans de l’eau, pour éliminer les tanins assez toxiques. Toujours avec ces faînes, et aussi avec l’écorce intérieure du tronc, on obtenait également par broyage une sorte de farine pour confectionner des pains de survie en cas de pénurie, à la guerre comme à la guerre ! On utilisait l’écorce externe réduite en poudre, qui soit disant guérissait de la goutte et des rhumatismes. La faîne grillée pouvait se consommer, comme de nos jours, en apéritif, et les jeunes feuilles en salade.

Les branches tressées servaient aussi à confectionner des parois de granges, comme on a pu en retrouver à Serraval et au Bouchet. Avec les feuilles sèches on pouvait « pailler » les litières des vaches, si la paille venait à manquer.

Bref notre fayard, se révélait un ami utile quand misère survenait, mais aussi quand tout allait bien.

Philippe SALIGER-HUDRY

Des scientifiques sur le plateau des Glières : paysages et implantations humaine

Les Amis du Val de Thônes vous invitent à leur prochaine causerie, qui aura lieu le vendredi 18 juin 2021 à 20h00 au 1 rue Blanche à Thônes, dans la salle des « 2 Lachat » située au-dessus de leur local d’exposition.

Elle sera animée par Denis Laissu et Alain Mélo du service départemental de l’archéologie et aura pour thème :
Des scientifiques sur le plateau des Glières : paysages et implantations humaines

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Le « Château » : Joseph Avet et le collège rénové de Thônes

Les Amis du Val de Thônes vous invitent à leur prochaine causerie, qui aura lieu le vendredi 2 octobre 2020 à 20h00 au 1 rue Blanche à Thônes, dans la salle des « 2 Lachat » située au-dessus de leur local d’exposition.

Elle sera animée par Jean-François Campario, Membre des Amis du Val de Thônes et aura pour thème :
Le « Château » : Joseph Avet et le collège rénové de Thônes, les tribulations d’un grand projet

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Souvenirs d’un corbillard chouchouté par ses concitoyens

En 1962, Eugène VULLIET, fabriquant des cercueils comme quelques collègues menuisiers, investit dans l’achat d’un véhicule corbillard motorisé et monte sa société de pompes funèbres. C’est la fin d’une époque.

Jadis les enterrements avaient lieu dans l’église pour les officiers du culte, et dans le cimetière entourant l’église pour les paroissiens. A partir de 1794, des règles d’hygiène ayant été instituées, un cimetière séparé fut construit à l’arrière de la rue des Clefs, et la première personne qui y fut inhumée s’appelait Etiennette SONNIER née GOLLIET. Le transport se faisait à bout de bras depuis l’église, puis vint l’utilisation du char à bras jusqu’à ce que le corbillard tiré par un cheval ne débarque en guise de modernité. Le dernier « pilote » fut Alexandre FAVRE, dit Sandre CROZET.

Petite particularité thônaine liée à la conformation des lieux : le corbillard ne pouvait passer que rue des Clefs à cause de la présence de la voûte sur l’accès arrière du cimetière ; mais sur cette rue, le convoi funéraire devait s’arrêter devant la grande porte de l’ancien collège, elle aussi trop basse, afin que le corps soit à nouveau porté à bouts de bras ; la cour du collège traversée, le cortège pouvait enfin passer sous un grand préau et accéder au cimetière. Cela amusait beaucoup les élèves, en récréation ou aux fenêtres ! Cela dura jusqu’à la démolition du collège vers 1935.

Vue de la façade arrière de l’ancien collège, avec sa porte cochère trop basse pour le corbillard

Lorsque l’on cherche des renseignements dans les délibérations des anciens conseils municipaux, on ne trouve que peu de détails, ces réunions étant des chambres d’enregistrement suite au travail (non archivé) en commissions ; en revanche, les règles de fonctionnement du corbillard, certes outil de toute première importance, s’étalent sur plus d’une page du grand livre, suite à une remise à neuf complète pilotée par la commune en septembre 1932.

Le devis proposé par Monsieur Jean FOURNIER, ferronnier, fut approuvé à l’unanimité ; le montant était de 1757 Francs, dont 680 Francs pour les 4 baldaquins et 500 Francs pour la peinture « de luxe ».
Voilà les consignes instaurées par le conseil municipal à l’occasion de cette réfection :

Le corbillard équipé de ses panaches (1) et de ses lambrequins (2)

1) Les conseillers de chaque section signaleront les arbres placés en bordure des chemins publics dont les branches gênent le passage du corbillard ; les propriétaires de ces arbres seront mis en demeure par le garde champêtre de procéder à un élagage sous peine de remboursement à la commune des frais engagés à l’exécution du travail.
2) Il y aura lieu de ne pas sortir ou de tenir à l’abri le corbillard jusqu’au jour d’une sépulture.
3) Monsieur FOURNIER, adjoint, concevra un caisson en bois afin de protéger les panaches (1). Ceux-ci ne seront arborés qu’à l’entrée de la ville. Il sera également chargé de faire installer dans le hangar du corbillard un placard avec penderie afin de remiser à l’abri des poussières les lambrequins (2) et autres garnitures en étoffe.
4) Le cantonnier de la section ville est chargé du bon entretien du corbillard. Après chaque usage, il fera sécher, brossera et rangera dans le placard ad hoc toutes les garnitures en étoffe ; il enlèvera soigneusement avec une éponge humide toutes les traces de poussière ou de boue existant sur la carrosserie. Pour cette tâche, il sera rémunéré de 5 francs par sortie du corbillard dans la commune.

Quel sérieux, quelle précision, et quel respect collectif pour les familles endeuillées !

Jacques VULLIET

Le corbillard, au musée d’arts et traditions populaires du Val-d’Arly, à Ugine

(1) Panache : assemblage décoratif de plumes flottantes. Sorte de flambeau disposé en haut et de chaque côté du corbillard,
(2) Lambrequins : étoffes pendantes et découpées en festons, souvent ornées de franges et de glands, qui décorent les ciels de lits. Il existe des lambrequins de toile, de velours ; des lambrequins à franges et à glands…

Sources :
-Revues AVT N° 13 & 19 (Y. Angelloz, M.F. Emerich & A. Veyrat – Abbé G. Accambray)
-C.R. conseil municipal du 25.09.1932
Histoire de Thônes par le Chanoine Pochat Baron.