De la Louisiane à Thônes : 12 juin 2024

En ce 12 juin 2024, une douzaine d’Amis du Val de Thônes étaient réunis pour accueillir et honorer la mémoire de la famille de Jean Joseph Avet Criquin du Montremont, parti au milieu du 19e siècle.

Notre président Stéphane Chalabi leur a réservé un accueil authentique, sincère et fin comme il en a le secret, passant du français à l’anglais sans difficulté. Philippe Saliger Hudry, très discret mais pragmatique, leur a offert ses recherches sur les familles Avet et notamment une généalogie fort intéressante pour Mary et Steven : les descendants Avet Criquin.

Philippe Gallay s’est plié à l’exercice périlleux d’un discours en anglais : il a rendu hommage à James, le père de Mary qui lui a permis en 1995 d’accéder à des archives conservées aujourd’hui au sein de notre association et qui sert aux chercheurs des « Anglais de Thônes ».

Nous avons eu ensuite la chance d’avoir Christian Clavel, maitrisant à merveille l’anglais, qui leur a fait découvrir notre salle des maquettes.

Cette rencontre, forte en émotion pour Mary et sa famille, se termina autour d’un verre de l’amitié, préparé par notre amie Danielle Vulliet. S’en est suivi une visite guidée de l’église de Thônes par Nicole Lauria.

Un grand merci aux Amis du Val de Thônes qui savent conserver et faire vivre avec passion le patrimoine de notre vallée.

Pour prolonger votre lecture : un aperçu du travail de Philippe Saliger Hudry sur Les Avet de Thônes

Le manoir de Tronchine, dite maison Beguin, autrefois Villa des Sources

Ancienne maison de campagne des notaires Trombert, obtenue à vil prix pendant la révolution, par le fameux Jacques Antoine Girod (1758-1832) très révolutionnaire (frère du Maire de la Nouvelle Orléans élu en 1812 et 1814). Ce sinistre personnage avait déjà acquis les moulins de Tronchine de l’autre coté de la route. Il y fit certainement des aménagements, peut-être même un agrandissement qui lui donna la forme qu’on connaît de nos jours. Elle fut revendue vers 1833 à Atrux (Granti) Pierre (ca 1789 – 1868), c’est son fils marchand de farines à Paris qui la baptisa « la Villa des Sources ». La veuve de son petit-fils Hyacinthe qui habitait Paris la revend en 1920 à Paul Beguin. C’était un industriel en métallerie en région parisienne (né en 1876 à Chauny 02), et était vacancier depuis plusieurs années à l’Hôtel du Fier de Thônes ; il en fit sa résidence secondaire. Les Beguin, sans lien avec la région, malgré une homonymie, la possèdent toujours, en indivision entre plusieurs petits enfants, et reste un pied-à-terre d’été. On rappelle que Monsieur Atrux avait prêté ce bâtiment en 1860/61 pour accueillir les élèves du Collège de Thônes pendant des travaux au sommet de la rue des Clefs.

Les trois châteaux des Clefs-sur-Thônes

Contrairement à Saint-Paul-Trois-Châteaux, commune du sud de la Drome, le chef-lieu des Clefs avait vraiment 3 châteaux. Le site drômois n’a de 3 châteaux que le nom, venu d’une erreur de traduction du mot latin Tricastin, homonyme de l’appellation de la tribu gauloise locale.

Aux Clefs on évoque volontiers ses deux châteaux, celui des nobles « des Clets » et l’autre au comte de Genève. Mais un troisième, en fait « une maison forte » était insérée entre les 2 premiers. Le château initial, était juché sur un « char » rocheux et herbeux, faisant promontoire. Ce site est au confluent du Fier rivière impétueuse venant de Manigod et du torrent du Chamfrey issu du vallon des Clefs. Juste en dessous, enjambant le Fier un pont à péage permettait d’accéder à cette forteresse de presque l’an mil.

Continuer la lecture de « Les trois châteaux des Clefs-sur-Thônes »

Le patronyme GENANS, GENAND

Cliquez ici pour lire l’article consacré aux GENANS, GENAND, partis des Pesets et installés très tôt aux Villards. Un nom « bien de chez nous », avec de nombreux porteurs qui furent syndics, puis maires, géomètres, chefs des pompiers, outre les nombreux agriculteurs qui ont façonné une bonne partie du paysage villardin. Par Philippe SALIGER-HUDRY

Thônes – Du «carroz» à la place Avet

C’est un espace situé à la limite de l’enceinte du XVIe siècle, prolongé d’un terrain non loin du Nom, donc menacé. Elle doit son appellation à sa forme de terre-plein quadrangulaire1, entre le chemin du pont et la porte du couchant [voyez le plan de 1779]. Au XVIIIe siècle, elle est fermée de trois côtés par des maisons ; au milieu, une fontaine toute simple et, vers la porte dite « de Cier » ou du Carroz, elle ouvre encore sur des masures, des courtils et un chemin qui mène à Tronchine par un pont de bois.

Croquis du centre ville de Thônes en 1779
Continuer la lecture de « Thônes – Du «carroz» à la place Avet »