Décembre dans notre Val de Thônes …autrefois !

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Le Danay – Hiver 2014-2015

De nos jours, ce mois de décembre est souvent consacré en grande partie aux préparatifs des fêtes de Noël et du jour de l’an.

Avant le début du XXe siècle, la vie dans notre Val de Thônes, encore très rural, était rythmée par bien d’autres occupations. On a tort de croire que les villages entraient dans une certaine léthargie et que la neige, si elle était déjà tombée, gardait chacun dans « sa tanière » ! Continuer la lecture de « Décembre dans notre Val de Thônes …autrefois ! »

Déneigement, neige et avalanches dans les Aravis

Si parler du temps, c’est perdre son temps, puisqu’on n’y peut rien changer, c’est tout de même un sujet de conversation où chacun trouve son mot à dire sans que les échanges tournent au vinaigre. En quelque sorte la météo met de l’huile dans les rouages des relations humaines !

Les quatre panneaux que nous vous présentons plus bas sont ceux de l’expo réalisée par les Amis du Val de Thônes (Jean-Philippe Chesney et Joël D’Odorico, pour les recherches et la mise en images) pour la fête de Lormay (Le Grand-Bornand) le 20 juillet 2014. Cette exposition, inaugurée sous une pluie battante lors de la fête, a été reprise pour illustrer notre chalet du marché de Noël 2014, alors que l’hiver s’annonçait sans neige … Désolation pour ceux qui en vivent aujourd’hui, alors que nos ancêtres s’en réjouissaient !
Mais Dame Nature fait ce qu’elle veut.  Coquette, elle s’est fait attendre jusqu’à fin janvier et février pour nous faire admirer son nouveau manteau d’hermine, sur ciel de cristal bleu, illuminé d’un soleil d’or… Et tout le monde s’en réjouit !
Monique Fillion

 

Cliquez sur l’image pour voir les panneaux de l’exposition
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Stations de ski des Aravis : aujourd’hui, une nécessaire adaptation

Le Grand-Bornand

Au Grand-Bornand deux téléskis sont installés aux Dodes en 1944 près du village, 500m à gauche de l’emplacement actuel de la patinoire. Bien qu’à proximité du village et sur un versant nord, l’enneigement reste tributaire de l’altitude (900m), les pistes sont raides et verglacées, et les possibilités de développement sur les pentes boisées, abruptes, et instables de l’envers du Danay sont très limitées. C’est ainsi que les pionniers de la station se sont tournés vers le hameau du Chinaillon, plus propice au développement commercial de la station, avec des possibilités de construction de logements et d’extensions du domaine qui semblaient alors infinies.

Saint-Jean-de-Sixt

A Saint-Jean-de-Sixt, dernière des « petites stations », la pérennité de l’activité de ski a tenu, comme au Grand-Bornand, à son déplacement !
Aux environs de l’hiver 1958/1959, Joseph Pergod achète à Guy Salino, le propriétaire du bar restaurant “Le Fou Blanc” au Chinaillon, son fil-neige. Autrefois au pied du téléski des Outalays au Chinaillon, le fil-neige est ainsi déplacé sous le Mont Durand avec l’aide de François Lathuille, qui également skieur, assure quelques samedi et dimanche d’ouverture dans la saison. L’installation faisait une petite centaine de mètres et mais ne permettait pas de gravir la plus grande pente.

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La gare de départ du téléski du Mont-Durand à Saint-Jean-de-Sixt.
(Photo Collection Gérard Bastard-Rosset)

Le fil-neige est remplacé en 1961/1962 par le téléski du Mont-Durand, téléski d’occasion acquis par l’entremise d’Aimé Dupont, alors Maire de la commune et Conseiller Général. A cette occasion est créée la société des téléskis. Il fonctionnera pendant 10 ans, avant d’être déplacé à Forgeassoud-Dessus en 1971.
Son emplacement initial, sous le Mont-Durand, à droite de l’oratoire que l’on trouve à la sortie du village direction La Clusaz, garantissait un meilleur enneigement, mais ne permettait pas un développement commercial, principalement en raison de la route, trop proche, de l’absence de parking, et d’une assez grande difficulté. Le nouvel emplacement du Forgeassoud, à défaut de permettre un développement sur les pentes du Danay, a apporté stationnement et pistes pour débutants. Tout juste après son ouverture en décembre 1969, le Village Familial Vacances (VFV) de Saint-Jean-de-Sixt s’était équipé lui aussi d’un fil-neige privé. En 1971 à l’occasion du déplacement du téléski du Mont Durand, le VVF devient actionnaire de la société des téléskis et apporte en capital son fil-neige. Depuis plus de 40 ans et encore aujourd’hui en 2014, on peut s’initier au ski à Saint-Jean-de-Sixt.

La Clusaz

A La Clusaz, où les premières pistes du télétraineau sont toujours empruntées par les skieurs, le premier emplacement était le bon ! Bien sûr la station s’est ensuite agrandie, et seuls n’ont pas pu rejoindre le grand domaine skiable :

  • le téléski et le fil-neige du lac des Confins, petites installations à l’écart déployées avant 1963 par Bonaventure Goy. On peut les voir sur quelques unes des premières cartes postales en couleurs de La Clusaz.
  • le téléski du col des Aravis, un projet porté par Paul Machenaud
Manigod

L’emplacement définitif de la station de la Croix-Fry/Merdassier connaîtra un petit ajustement : un fil-neige est installé en 1961 par Pierre Veyrat-Durebex, près de l’Hôtel de la Croix-Fry, remplacé en 1964 par un tire-fesse au “Plan du Mont”, qui sera transféré en 1967 plus près du Col vers l’Hôtel des Sapins. Cet élan au Col de la Croix-Fry sera confirmé dès 1971 avec la création de la station de Merdassier au col éponyme, toutefois il faudra attendre encore quelques années pour que la liaison ski au pied soit établie entre les deux versants.

Erwan Pergod et Danielle Perrillat-Mercerot

Sources

  •  Annuaire téléphonique de la Haute-Savoie, 1952
  •  Registre des délibérations du conseil municipal de Thônes, 1953
  •  http://www.ski-aravis.com
  •  Mémoire orale : Félicien Missillier, Madame François Ballanfat, Hubert Puthod, Maurice Losserand, Maurice Passet, M. Thiaffey,  M. Vulliet, M. Mauris, G. Bétend, Mme Mattelon, N. Tissot, Gérard Bastard-Rosset, Pierre Pochat-Cottilloux, Danielle Sylvestre, Sylvain Collomby, Thomas Mermillod-Blondin, François Lathuille
  •  Sources économiques : CCI de Haute Savoie

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Stations de ski des Aravis : les stations d’hier

Si le tourisme dans la Vallée de Thônes a d’abord été un tourisme estival à la fin du XIXe siècle, époque où la montagne et le grand air commencent à succéder à la mode du thermalisme, dans les années 2000 le nombre de nuitées hivernales dépasse le nombre de nuitées estivales dans les stations de montagne.

Saison été 2010

Saison hiver 2010/2011

Nuitées dans les massifs de Haute-Savoie
(Source CCI 74)

13,4 millions

16,8 millions

Depuis les fameux hivers sans neige, 1963-1964, 1988-1989 et 2006-2007, la fin de l’automne sonne le début de l’inquiétude dans les Alpes où l’on se demande, à juste titre, si l’hiver sera enneigé ou non, s’il sera économiquement viable ou non. Avec désormais 100 ans de recul sur les sports d’hiver, et 4 générations (80 ans) de remontées mécaniques depuis le télétraîneau installé en 1934 à La Clusaz, il nous paraît intéressant de faire une rétrospective sur les petites stations de ski de la vallée qui n’ont pas survécu et sur les causes de leur disparition, momentanée peut-être. Nous reviendrons dans un prochain article sur la manière dont les plus grandes stations ont dû s’adapter pour perdurer.

La mécanisation du ski en Val de Thônes prend son essor dans les années 50
Après les débuts de La Clusaz (télétraineau en 1934), puis du Grand-Bornand (fil-neige dès 1944), les remontées mécaniques se développent ensuite dans le reste de la vallée.

Thônes

Ainsi, en octobre 1953, la mairie de Thônes fait l’acquisition d’un fil-neige installé sur la pente du Château, en bas à droite lorsque l’on regarde le Château.

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Inauguration du fil-neige par le conseiller général Edouard Pochat-Cottilloux.
(Photo Le Progrès)

Cette installation fût à l’initiative de Bernard de Colmont, inventeur imaginatif et audacieux entrepreneur qui connaîtra un succès beaucoup plus grand que celui du fil-neige de Thônes avec le Club 55 à Saint-Tropez, qui a fait la fortune de sa famille. Ce fil-neige, testé à l’hiver 52-53, fonctionna jusqu’à, semble-t-il, l’hiver 1958/1959 (témoignages de différents Thônains ayant appris à skier ici ! M. Vulliet, M. Mauris, G. Bétend).
Inauguré par le conseiller général Edouard Pochat-Cottilloux durant l’hiver 1953 et financé par la commune, il était gratuit pour les enfants lorsqu’ils venaient par groupe ou durant le temps scolaire. Peut-être avez-vous le souvenir de Jo Quétand et de Marcel Barrachin qui participaient à la formation des jeunes et au fonctionnement de la remontée ?
Il était amovible et les délibérations du conseil municipal relatives au fil-neige indiquent que le budget de fonctionnement est accordé à la condition qu’il soit mis à la disposition des écoles de hameaux.

Malgré la disparition du fil-neige, la piste du château n’en resta pas moins une, telle qu’elle était avant. Au début des années 1960 lorsque la piste était enneigée, les Thônains pouvaient admirer Maurice Passet, sautant tous les jours à 13h « la bosse du château », et les enfants, de nos jours, sont toujours ravis de faire des descentes de luge. Malheureusement pas ce mois de janvier 2014, la piste naturelle étant fort peu enneigée !
En 1969 c’est un téléski qui est installé au “champ des bosses” jusqu’en 1971. Les frais de fonctionnement, trop élevés au regard de la faible période d’activité auront raison de lui très rapidement et il n’est pas resté dans la mémoire des Thônains. Le téléski, démonté, poursuivra sa vie à Alex.

Aujourd’hui on skie toujours à Thônes, principalement à Beauregard, avec du ski de fond, du ski de randonnée, mais également du ski de piste : en effet la remontée mécanique l’Etoile des Neiges, bien qu’elle fasse partie du domaine skiable de La Clusaz, est située en partie sur la commune de Thônes.

Alex
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Ruines du Téléski d’Alex, 26 novembre 2013
Photo Erwan Pergod

Sitôt démonté, en 1964, le téléski de Thônes est alors réinstallé à Alex, au lieu-dit Villards-Dessus.

Le téléski a été exploité jusqu’en 1976 par le club sportif local qui avait également construit un petit local pour accueillir les skieurs. (Souvenirs de Mme Mattelon).

Dingy-Saint-Clair

De 1974 à 1980 sous l’impulsion du Foyer du Parmelan, un fil-neige fut installé à La Blonnière au-delà des dernières maisons du hameau, près du Mélèze. Il fit le bonheur des enfants et des adultes débutants, grâce aux personnes bénévoles qui se relayaient pour damer la piste. Malheureusement, l’irrégularité de l’enneigement eut, là aussi, raison de cette installation.

Les Villards-sur-Thônes

Situé un peu plus haut, le téléski des Villards-sur-Thônes est installé en 1964 et remontera la pente (raide !) de Plaine-Frasse jusqu’au début des années 2000. Un fil-neige sur le plat permettait aux débutants un apprentissage plus facile. Géré par une association de particuliers, l’installation était digne d’une véritable station de ski : un canon à neige artisanal et 2 dameuses en 30 ans !
Il est démonté le 9 novembre 2005 et poursuivra sa vie en Roumanie. Géré par une association de particuliers, il a permis un temps d’assurer la formation des jeunes Villardins dont certains ont brigué des podiums tant dans les épreuves scolaires, que celles dédiées aux adultes. Citons en particulier Thomas Mermillod-Blondin, membre de la sélection française de ski alpin pour les Jeux olympiques de Sotchi en 2014.

Entremont

A Entremont, le téléski du Platon implanté dès 1964 (convention verbale pour les droits de passage), fonctionna jusqu’en 1987 malgré des problèmes d’enneigement et de servitudes (Source : Entre Monts et Vaux, 1987, n°5).
Également nommé téléski de l’Epinette. Il fut exploité par Humbert et Joseph Goy, propriétaires du téléski avant la commune, et avec François Ballanfat, de La Ville.
Le téléski s’arrêta faute d’un enneigement régulier. Jouant de malchance, dès l’année d’inauguration, les « Ponts et Chaussées »comme on disait alors, avaient dû réceptionner l’ouvrage en l’absence de neige !
De nombreux enfants, ceux d’Entremont et ceux des nombreuses classes de neige en séjour dans le village ont pu s’initier au ski avec ces installations.

Le Petit-Bornand
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La gare de départ du téléski de Paradis en 2007
(Photo Frédéric Patois)

Près du chef-lieu du Petit-Bornand, au Fetalay, fut installé un fil-neige par l’ancien maire Gilbert Gaillard pour la colonie “ancien hôtel Le Bellevue”, avant 1965. Lorsqu’il n’y avait pas de neige le fil-neige était transporté ailleurs. Ainsi il fût emmené une année au sommet du Maroly, et parait-il, une année aux Saisies !
Plus tard, un téléski, installé à Paradis, démonté vers 1998 mais arrêté bien avant, “a tourné une dizaine d’années”.

Téléskis de Serraval au Col du Marais

Sous l’impulsion de la commune un premier téléski fut construit.
C’est la société Montagner, d’Allonzier-la-Caille qui érigea l’un de ses premiers téléskis débrayables à Serraval en 1966 (Source Montagne et Aménagement). L’avalanche du 30 janvier 1978 traversa le col et par mesure de sécurité les installations furent déplacées de l’autre côté de la route.
Puis fut racheté le premier téléski de la Floria, du Grand-Bornand (à l’exception de la gare). (Source : ski-aravis.com)
La famille Tissot, de l’Arclosan, continua l’exploitation de 1981 jusqu’au printemps 1996. « Souffrant d’un manque de neige à répétition, tous les téléskis furent démantelés » (N. Tissot).

Le Bouchet-Mont-Charvin

Au Bouchet-Mont-Charvin, il y eut un projet très avancé dans le secteur de la Savattaz. En 1969 des pylônes ont été construits mais suite à des différends entre les propriétaires et associés, le projet s’est arrêté là ! (Source : M. Thiaffey)

Toutes les tentatives d’exploitation de la neige, évoquées ci-dessus, sont nées de la volonté de personnes ou associations pionnières de la localité même. Elles ont été très actives durant leur période d’exploitation. Mais le plus souvent, les enneigements très aléatoires et les mises aux normes du matériel ont eu raison de leur pérennisation. Nous ne pouvons que le regretter.
Nous invitons nos lecteurs à partager leurs souvenirs ! Vos renseignements complémentaires sont les bienvenus et vos documents pourront être publiés, après votre accord.

Erwan Pergod et Danielle Perrillat-Mercerot

Remerciements
Merci à toutes celles et ceux qui ont participé d’une manière ou d’une autre à la rédaction de cet article.
Merci au Dauphiné Libéré d’avoir relayé nos recherches auprès de ses lecteurs. Vous pouvez également consulter une carte interactive sur le site internet du Dauphiné Libéré.

Sources

  •  Annuaire téléphonique de la Haute-Savoie, 1952
  •  Registre des délibérations du conseil municipal de Thônes, 1953
  •  http://www.ski-aravis.com
  •  Mémoire orale : Félicien Missillier, Madame François Ballanfat, Hubert Puthod, Maurice Losserand, Maurice Passet, M. Thiaffey,  M. Vulliet, M. Mauris, G. Bétend, Mme Mattelon, N. Tissot, Gérard Bastard-Rosset, Pierre Pochat-Cottilloux, Danielle Sylvestre, Sylvain Collomby, Thomas Mermillod-Blondin, François Lathuille
  •  Sources économiques : CCI de Haute Savoie

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Quand on remerciait Dieu pour un hiver sans neige !

« Qu’est ce qu’un bon hiver ? ». Aujourd’hui, un habitant de la vallée vous répondra que « c’est un hiver enneigé » et mesurera la bonté de la saison à la fréquentation touristique. Pour un habitant vivant avant 1960, un bon hiver se résumait avant tout à un hiver sans neige. Et il y en avait.

Au Grand-Bornand, des journaux de différents notables et curés de 1770 à 1910 ont été retrouvés. Ils permettent d’avoir une idée assez précise du climat de l’époque.
Trois hivers ont été exceptionnels par leur douceur : 1778-1779, 1796-1797 et 1818-1819.

La Clusaz 12 février 2011 - photo Jean-Philippe Chesney
Dimanche 12 février 2011, seule la neige artificielle subsiste sur les versants de la Clusaz

Le 3 mai 1797, l’auteur, l’abbé Blanc, alors à La Clusaz témoigne :

Nous nous trouvons agréablement surpris de voir la campagne en feuilles, de voir les semailles achevées même au plus haut des Confins. Jamais vivant n’a vu d’hiver aussi agréable. Ayant passé le mois de décembre, janvier et février sans tomber ni pluie ni neige et sans geler pendant la plus grande partie de ces trois mois, pas même dans les Envers, il n’y a jamais eu pendant toute la saison plus de ½ pied (15 cm) de neige et encore n’a-telle pas séjourné plus de 7 à 8 jours dans les adroits.

Plus surprenant encore fut l’hiver 1818-1819. La sécheresse débutée au mois de juin subsiste encore en décembre. Une anomalie climatique qui en suit une autre, celle de la terrible année 1816 que nous évoquerons prochainement. Si 1816, l’année la plus froide des 500 dernières années a marqué profondément la mémoire collective « cette année là, ils ne sont restés que 5 semaines en montagne au col des Annes » se souvient-on, l’automne 1818 apparaît comme une réjouissance :

A la fin de décembre, il y avait beaucoup de fleurs primevères et de violettes dans la campagne et même au col du Reposoir [Colombière]. Aux Bouts [le hameau], il y avait un pré fleuri comme en été. Voici du plus extraordinaire, les oiseaux ont niché en décembre. Au Petit-Bornand, on a trouvé un nid où se trouvaient trois œufs, plusieurs hommes sont allés le voir, ils ont trouvé la mère dessus. Au 1er janvier 1819, il n’y avait point de neige sur les plus hautes montagnes. Il s’est fait une procession sur le territoire des frères Angelloz et autour de l’église en reconnaissance ou plutôt en réjouissance du magnifique beau temps qu’il faisait depuis le 30 mai 1818.

Autres temps, autres mœurs…

Jean-Philippe Chesney


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