Quand change-t-on de siècle ? Le calendrier ne laisse pas de place au doute, nous sommes rentrés dans le XXIe siècle, le 1er janvier 2001 ; dans le XXe siècle, le 1er janvier 1901. Mais la réalité historique est plus complexe et il est frappant de constater que, depuis le XVIIIe siècle, les années en 13, 14 et 15 ont souvent marqué des césures importantes.
Continuer la lecture de « Les années 14 et 15 marquent souvent des changements d’époque »Auteur/autrice : Nathalie Vedovotto
François de Sales, un Savoyard remarquable en images
Les Amis du Val de Thônes proposent une causerie ouverte au public, entrée libre, le vendredi 6 décembre 2013, 20h30, salle des fêtes de Thônes, sur le thème :
« François de Sales, un Savoyard remarquable en images »
par Mme Josette Curtil, docteur en Histoire, mention Histoire de l’art. Continuer la lecture de « François de Sales, un Savoyard remarquable en images »
De Halloween à Chalende : traditions d’hier et d’aujourd’hui…
Voici peu, de petites sorcières et autres fantômes sont venus quémander bonbons et friandises à la nuit tombée et nous ont gratifiés d’un « Que la chance soit avec vous », lorsque notre générosité les a satisfaits. Ouf, nous avons échappé au mauvais sort jeté ! Réminiscence de traditions celtes, cet Halloween médiatique et commercial nous est venu d’Amérique, tout comme le Père Noël de Coca-Cola après la seconde Guerre mondiale. Remontons le temps.
Continuer la lecture de « De Halloween à Chalende : traditions d’hier et d’aujourd’hui… »Les Poilus ne sont pas rentrés chez eux en novembre 1918
Le 11 novembre 1918 marque la fin d’une tragédie. Rares sont aujourd’hui les personnes à se rappeler cet évènement majeur.
Henriette Binvignat, la doyenne des Clefs née le 6 décembre 1911, est l’une d’elles. Lors de son centenaire en 2011, elle évoquait encore cette journée qui l’a tant marquée :
Continuer la lecture de « Les Poilus ne sont pas rentrés chez eux en novembre 1918 »J’avais presque 7 ans et j’habitais avec ma mère au Cropt, dans la ferme à côté de la chapelle (aujourd’hui le restaurant « Le chalet d’en ô »). En début d’après-midi, les gendarmes de Thônes sont passés en vélo, ils ont crié à ma mère que c’était la fin de la guerre, qu’il fallait faire sonner les cloches de la chapelle. Ils sont allés jusqu’au Bouchet annoncer la bonne nouvelle. Et lorsqu’ils sont repassés au Cropt, la nuit était presque tombée, ils ont été surpris que les cloches ne sonnent plus. Ils nous ont dit qu’il fallait encore les faire sonner. Mon grand père faisait du bois au-dessus du village avec de nombreux voisins. Lorsqu’ils ont entendu les cloches, ils ont tout de suite compris et ont posé les outils. Certains, comme mon futur mari qui avait alors 17 ans sont descendus à Thônes. Il parait qu’il y avait une de ces foires…
Saint Maurice et les foires de la Saint-Maurice
Saint Maurice, patron de la Savoie
Entre les années 286 et 302 ap. J.C., alors que les conquêtes romaines se poursuivent, des troupes campent dans la vallée du Rhône entre Martigny (capitale actuelle du Valais, alors appelée Octodurum) et le défilé d’Agaune (étroit défilé où coule le Rhône avant qu’il ne rejoigne le lac Léman). Maximien est à la tête d’une garnison composée de Thébains qui assurait le passage du Summus Poenius (col du Grand saint Bernard) vers la Germanie ou la Gaule. C’est là que se situe le massacre des soldats thébains et de leur chef Maurice. Ceux-ci, chrétiens coptes, refusant de vénérer les dieux romains, furent tous massacrés par décimation. Leurs corps furent enfouis dans une fosse commune.
Ce drame du martyre de saint Maurice et de ses compagnons est à l’origine de l’implantation du monastère d’Agaune qui deviendra l’abbaye Saint-Maurice-d’Agaune ou Saint-Maurice tout court. Il n’existe pas de relation des faits à l’époque de ce massacre. C’est bien plus tard qu’une narration écrite par saint Eucher, évêque de Lyon de 435 à 450, d’après des souvenirs d’Isaac, évêque de Genève, nous retrace l’histoire de cet épisode, récit tardif intitulé : « La passion des martyrs d’Agaune ». En voici quelques éléments pour nous permettre de découvrir le martyre de ces hommes.
Les 100 ans du groupe scolaire Thurin
Les Amis du Val de Thônes proposent une causerie ouverte au public, entrée libre, le vendredi 4 octobre 2013, 20h30, salle des fêtes de Thônes :
« Les 100 ans du groupe scolaire Thurin »
Évocation illustrée, par Stéphane Chalabi vice-président des Amis du Val de Thônes. Continuer la lecture de « Les 100 ans du groupe scolaire Thurin »
L’orgue des Villards est désormais achevé

Débuté en 1966, l’orgue de l’église des Villards-sur-Thônes a été achevé le 16 juin 2013. 47 années de construction pour l’œuvre d’une vie : celle de Louis Mermillod, facteur d’orgue autodidacte. Ebéniste de formation, chef d’entreprise comptant jusqu’à 20 employés, il relève en 1966 une envie, un pari, un défi : construire un orgue pour son église. Mais un orgue classique, répondant aux critères des orgues du XVIIe siècle, de ceux sur lesquels jouait et composait Bach. Sans plan, sans connaissance technique autre que celle de l’ébénisterie, l’objectif est immense, irréalisable pour beaucoup.
« C’est vrai, que seul je n’y serais jamais arrivé, reconnaît Louis Mermillod. Mais cet orgue est aussi un formidable élan de rencontre et de solidarité. »
Camille de Cavour : un social-libéral aux racines savoyardes
Les Amis du Val de Thônes proposent une causerie ouverte au public, entrée libre, le vendredi 7 juin 2013 à 20h30, Salle des Fêtes de Thônes :
« Camille de Cavour : un social-libéral aux racines savoyardes »
par Gilles Carrier-Dalbion, Historien, membre de l’Académie florimontane, de l’Académie du Faucigny, de la SSHA, administrateur du château de Thorens. Continuer la lecture de « Camille de Cavour : un social-libéral aux racines savoyardes »
La Lune et le Jardinier
La lune, cet astre unique satellite de la terre, un peu mystérieux, a toujours fasciné les êtres humains.

Du fait de son apparition dans le ciel avec un cycle très régulier, certains peuples prirent ce cycle appelé lunaison comme base de calendrier pour compter les jours, marquer le temps des semailles, des récoltes et même des fêtes religieuses.
De plus les changements périodique de forme et de luminosité de la lune, appelés phases, ont permis à la croyance populaire de prêter à la lune des influences – bienfaisantes ou néfastes – sur la croissance des végétaux, sur le comportement des animaux et même sur la vie quotidienne des hommes.
Voici quelques termes à connaître pour comprendre ce calendrier lunaire :
Continuer la lecture de « La Lune et le Jardinier »Du mariage et des soldats
Le « mariage pour tous » qui, dans la forme qu’on veut lui donner aujourd’hui, engendre la polémique, n’est pourtant pas une chose nouvelle. Sur les bases traditionnelles de la cérémonie, voici exactement 200 ans, en 1813, il était déjà largement mis en pratique. Cette année-là, le nombre d’unions a battu tous les records.
De 15 ans à 30 ans, les hommes aspiraient au mariage. L’amour était peut-être au rendez-vous, mais pour beaucoup cet empressement a eu parfois un nom : Marie-Louise et presque toujours une bonne raison : éviter d’être enrôlé dans l’armée de Napoléon.